Les milieux de cryoconservation sans protéines sont des formulations spécialement conçues pour préserver les cellules et les tissus à des températures extrêmement basses, sans incorporer de composants protéiques, qu’ils soient d’origine animale, humaine ou recombinante. Les protocoles traditionnels de cryoconservation reposent sur l’utilisation du sérum fœtal bovin (FBS) comme composant protecteur essentiel, généralement à des concentrations comprises entre 20 et 90 %, associé à 5 à 10 % de diméthylsulfoxyde (DMSO). Toutefois, le sérum et les protéines qu’il contient soulèvent d’importantes difficultés sur les plans scientifique, réglementaire et de la sécurité, ce qui a favorisé le développement de solutions alternatives sans protéines. Les milieux sans protéines constituent l’aboutissement logique d’une démarche progressive visant à éliminer les matériaux biologiques de composition indéfinie des protocoles de cryoconservation, selon une évolution allant des formulations contenant du sérum aux formulations sans sérum, puis aux formulations exemptes de composants d’origine animale.
Applications
Les milieux de cryoconservation sans protéines revêtent une importance particulière dans la fabrication de produits de thérapie cellulaire et génique, où les exigences réglementaires imposent des formulations à composition définie et à faible toxicité. Un milieu de cryoconservation sans protéines de qualité BPF (bonnes pratiques de fabrication, ou GMP en anglais) est recommandé pour la cryoconservation de différents types de cellules de mammifères conventionnelles. Il est particulièrement adapté aux cellules souches, aux cellules immunitaires et aux cellules productrices de protéines cultivées en milieu sans sérum. Le milieu NutriFreez® D10 a fait l’objet d’évaluations approfondies sur de nombreux types cellulaires, notamment les cellules souches mésenchymateuses humaines issues de la moelle osseuse, du tissu adipeux, du tissu du cordon ombilical et de la pulpe dentaire ; les cellules souches embryonnaires humaines et les cellules souches pluripotentes induites (iPSC) ; les cellules mononucléées du sang périphérique humain (PBMC) ; les cellules endothéliales humaines ; les lymphocytes T, notamment les lymphocytes T à récepteur antigénique chimérique (CAR-T) et les lymphocytes infiltrant les tumeurs (TIL) ; les neurones ; les hybridomes ; les cellules CHO ; les cellules Vero ; ainsi que diverses lignées cellulaires de mammifères, notamment MRC-5, HEK-293, HepG2, HeLa, BSC-1, BGM, 3T3, MA-10 et BHK-21, sans oublier d’autres types cellulaires particulièrement sensibles.

