Les anticorps primaires anti-humains à faible teneur en endotoxines sont des immunoréactifs spécifiquement purifiés afin de réduire au minimum la contamination par les lipopolysaccharides bactériens (LPS), limitant ainsi l’activation immunitaire dans les systèmes expérimentaux sensibles. Produits après immunisation d’hôtes tels que la souris, le lapin ou le rat avec des antigènes humains purifiés, ces anticorps sont purifiés par affinité à l’aide d’une chromatographie sur protéines A/G et soumis à des étapes supplémentaires d’élimination des endotoxines. Les niveaux d’endotoxines sont rigoureusement contrôlés, généralement inférieurs à 1,0 UE/mg selon les dosages LAL ou TAL, de nombreux produits atteignant des niveaux ≤ 0,01 UE/µg. Ces formulations sont fréquemment fournies sans protéine porteuse dans un tampon phosphate salin (PBS), exempts d’azide, de BSA et de glycérol, ce qui les rend compatibles avec des applications de conjugaison aux fluorochromes, aux isotopes métalliques, aux enzymes et aux oligonucléotides. Les spécificités disponibles comprennent notamment les marqueurs CD humains (CD14, CD24, CD19, HLA de classe I, TLR2), les cytokines (TNF-α) et les composants du complément (C3/C3b/iC3b).
Applications
Les anticorps anti-humains à faible teneur en endotoxines sont spécifiquement conçus pour les applications dans lesquelles une contamination par les endotoxines peut compromettre les résultats expérimentaux. Dans les essais sur cellules vivantes et les études fonctionnelles, notamment les essais de neutralisation, de blocage et de stimulation, de faibles niveaux de LPS contribuent à limiter l’activation immunitaire non spécifique et à préserver la pertinence biologique des résultats. En cytométrie en flux et en cytométrie de masse (CyTOF), ces réactifs contribuent à réduire les artefacts d’activation induits par les endotoxines susceptibles de fausser les résultats d’immunophénotypage. Les autres applications comprennent notamment l’ELISA, l’immunohistochimie, l’immunoprécipitation et les études in vivo nécessitant une interférence inflammatoire minimale. Les dilutions optimales des anticorps dépendent de l’application et doivent être déterminées expérimentalement. Ces réactifs sont exclusivement destinés à la recherche et ne sont pas destinés aux procédures de diagnostic.
